Si vous n’êtes pas encore venus nous rendre visite à Zázrivá, on vous a sûrement parlé de notre petit coin de paradis et de notre chalet, dont nous sommes très fiers, même si son look n’est peut-être pas des plus flatteur à première vue 😁

Ceux qui sont déjà venus peuvent le savent, et ceux qui viendront pour la première fois verront ce qui rend cet endroit si magique (du moins, on l’espère, sinon on aurait pu nous passer de tout ce cirque !)

Pour vous préparer et vous donner un peu de culture générale, on a décidé de vous présenter un peu Zázrivá (oui, on connait la difficulté d’accès à l’information de nos jours, nous sommes donc allés fouiller dans les « archives » pour vous…)

Pour commencer, un peu de géographie

Le territoire de Zázrivá est constitué de 3 massifs et de 11 vallées habitées. La commune se caractérise par ses « laz » (hameaux de montagne aux habitations dispersées), dont fait partie notre célèbre petite maison. Tout cela contribue au caractère unique de Zázrivá.

Petite rétrospective

Le village a été fondé sur le domaine du château d’Orava en tant que village de bergers, et la première mention écrite de Zázrivá remonte à 1556. À cette époque, selon les recensements, il comptait entre 150 et 200 habitants. Dès le printemps, ils vivaient pendant des mois avec leurs troupeaux dans les montagnes jusqu’à l’arrivée de l’hiver. Pendant les périodes froides, ils redescendaient vers l’actuel centre-bourg. Peu à peu, les familles ont commencé à s’installer à demeure là où elles passaient l’été, donnant ainsi naissance aux hameaux actuels.

Dans les années 1970, Zázrivá était la plus grande commune d’Orava, avec plus de 4 100 habitants. Actuellement, la commune en compte environ 2 400 (en 2025).

Une longue tradition française à Zázrivá (ce n’est sûrement pas un hasard !)

Le 3 octobre 1909 à 15 heures, la quatrième édition de la course de montgolfières « Gordon Bennett » a débuté dans la ville suisse de Schlieren. Le lendemain, le 4 octobre 1909, vers 13h30, à la grande surprise des habitants de Zázrivá qui labouraient leurs champs de pommes de terre, la montgolfière « Ile de France » des aéronautes français Alfred Leblanc et J. Delebeque a effectué un atterrissage d’urgence dans la région du mont Kozinec. La cause en était probablement un fort vent. Après cet atterrissage forcé, les aéronautes furent éjectés de la nacelle et tous leurs outils, armes et documents se répandirent sur le sol. Le ballon, allégé de 130 kilos, s’éleva à nouveau et disparut dans les nuages. Les deux pilotes, impuissants et totalement sans défense, se sont retrouvés seuls dans la forêt, vêtus uniquement de chaussures de marche. Les aéronautes ont finalement terminé à la deuxième place après avoir parcouru plus de 800 km.

Reportage tourné dans une maison quelques mètres sous le lieu du mariage.
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Les traditions de Zázrivá

L’élevage en alpage (salaš)

L’élevage pastoral est un système d’élevage ovin propre aux Carpates. Selon plusieurs sources, il se serait mis en place dans les Carpates en provenance de la péninsule balkanique. C’est précisément cet élevage pastoral qui a façonné Zázrivá pendant des siècles. En Slovaquie, il s’est adapté aux conditions naturelles et sociales et a acquis des traits particuliers. L’élevage pastoral a été développé par les Valaques, qui ont colonisé les régions montagneuses des Carpates slovaques au XVe siècle.

Les prairies de haute montagne ne se prêtaient pas à l’élevage d’autres animaux et les récoltes étaient moins abondantes que dans les régions fertiles de basse altitude. Un tel environnement convient toutefois parfaitement aux moutons. C’est pourquoi l’élevage ovin pour la laine, le lait et les produits laitiers tels que le fromage, la bryndza et la žinčica s’est développé à Zázrivá.

Les troupeaux de moutons restaient traditionnellement dans les alpages avec les bergers du printemps à l’automne, ce qui nécessitait la construction de bâtiments d’alpage servant d’abri aux hommes, d’étables pour la traite des bêtes, ainsi que pour la transformation et le stockage des produits. La bergerie était dirigée par un chef, qui répartissait le travail entre les bergers et les apprentis (les nouveaux venus à la bergerie). Comme ils vivaient une grande partie de l’année livrés à eux-mêmes, cela se reflétait dans leur habileté à fabriquer, mais surtout à décorer esthétiquement les ustensiles avec lesquels ils travaillaient :

  • des črpáky (récipients pour boire le petit-lait),
  • des varechy (louches),
  • des gelety (récipients pour le stockage et le transport du bryndza, mais également utilisés pour la traite),
  • des valašky décorées (longues haches utilisées comme batons lors du pâturage en terrain accidenté, mais aussi pour fendre le bois et se protéger des ours et des loups),
  • des moules à fromage et à oštiepky
  • des instruments de musique tels que divers sifflets, des cornemuses et la fujara, qui figure également sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Ce ne sont pas seulement l’artisanat et les instruments de musique qui témoignent de l’ancrage profond de l’élevage de moutons dans la culture et le folklore, mais surtout les plats. Les halušky à la bryndza sont devenues le plat national slovaque ; les oštiepky et les parenice (fromages fumés) sont également très prisés, la bryndza (fromage de brebis non salé, que l’on laisse reposer, puis que l’on sale et que l’on roule en boules), ou encore la žinčica (boisson de lait fermenté).

Korbáčiky (fromages tressés)

Certains disent que c’est à Zázrivá, dès le XIXe siècle, que l’on a commencé à fabriquer les fameux korbáčiky. Selon la légende, c’est un berger qui aurait commencé à les fabriquer par hasard dans un alpage, après que son petit-fils eut fait tomber du fromage dans de l’eau bouillante. À cette époque, la fabrication et la vente de fromages constituaient la seule source de revenus pour les éleveurs de la région. Et à ce jour, aucune machine ne parvient à remplacer les mains habiles des habitants de Zázrivá !
Les korbáčiky sont préparés en plongeant du fromage dans de l’eau chaude, puis en l’étirant pour lui donner la forme de fils (traditionnellement appelés «vojky») avant de les tresser pour former un korbáčik. C’est justement le travail manuel de la pâte cuite – le pétrissage et l’étirement – qui confère aux korbáčiky leur structure fibreuse unique et spécifique. MIAM MIAM 😋

Qu’ils essaient tant qu’ils veulent, aucun fromage français ne vaut un bon korbáčik de Zázrivá !

Art populaire

Outre les maisons traditionnelles en bois, la fabrication de « korbáčiky », les chants et danses folkloriques et d’autres traditions de la créativité populaire, Zázrivá s’est également distingué par la confection de vêtements (costumes traditionnels). Comme dans toutes les régions de Slovaquie, les costumes et les broderies de Zázrivá avaient leurs propres particularités. Tomáš Kompaník s’est consacré à la cartographie des motifs de broderie de différentes régions de Slovaquie dans son livre AHA100. C’est précisément ce livre qui nous a inspirés pour notre motif, que vous retrouverez partout sur ce site, et au mariage !